


J'irai cracher sur vos tombes
J'irai marcher où il faut pas
Le précieux sang de la colombe
A trop coulé sur mes états
Regardez-moi dans le blanc des yeux
C'est la couleur de mon drapeau
Vous l'avez sali peu à peu
À présent il est noir comme ces mots
Je n'oublierai rien, je n'ai plus peur
De bouffer votre coeur pour vous faire mal
Chanter haut et fort que c'est la guerre
Vous aurez la paix six pieds sous terre
Je suis à la tête d'une grande armée
Où les soldats sont mes idées
Inutile de vous dire qu'à l'avenir
Ce qui vous attend c'est le pire
Il y a de la haine dans mes silences
Il y a du sang sur ma conscience
Vous l'avez sali peu à peu
À présent elle est noire comme ces mots
Je n'oublierai rien, je n'ai plus peur
De bouffer votre coeur pour vous faire mal
Chanter haut et fort que c'est la guerre
Vous aurez la paix six pieds sous terre
Je croyais que le temps effacerait tout ça
Je croyais que le sable effacerait vos pas
Maintenant que je ne crois plus en rien
Je ferai le mal et le ferai bien
Jai enterré les sourires
Les regrets et les souvenirs
Pour qu'à jamais résonne en moi
Le triste chant du combat
Je n'oublierai rien, je n'ai plus peur
De bouffer votre coeur pour vous faire mal
Chanter haut et fort que c'est la guerre
Vous aurez la paix six pieds sous terre
Faut regarder des deux côtés
Quand on essaye de traverser
J’espère au moins que t’as pas souffert
Quand je t’ai frappé avec mon cheval de fer
J’ai vu une sorte de danse funèbre
Dans mon rétroviseur
Sous le poids de tes vertèbres
Tu vivais ta dernière heure, ta dernière heure
Certains diront que t’étais juste une marmotte
C’est pas de ta faute si est morte
Mais celui qui tient le gun
Est celui qui tue l’homme, qui tue l’homme
Quand je t’ai vu t’envoler
J’étais loin de me douter
Que tu étais aussi téméraire
Quand frappé avec mon cheval de fer
Cependant, j’ai moins apprécié
Le cadeau que tu m’as laissé
Si j’avais voulu me commander une cuisse
J’aurais appelé au Chalet Suisse
Certains diront de pas m’en faire
Elle ne voulait qu’mettre fin à son calvaire
Mais la vue de ta cuisse au vent
Va me hanter éternellement
C’est le moment de la chanson
Où on feel cheap où on s’trouve cons
Rien ne pourra rétablir l’équilibre
Mais au moins maintenant vos âmes sont libres
Houwahouwahouwahou…
Enfin l’été
Est arrivé
Je suis couché
Sous un pommier
Je suis entrain de boire
Une bière importée
Et j’me prépare
Pour faire le party
Le bruit du vent
L’absence du temps
Me font sentir
Entrain de guérir
Fini l’travail
Plus de détails
C’est les vacances
On retombe en enfance
Plus de pression
Sur mes épaules
Et mon patron
N’a plus le contrôle
Le soleil brille
Tu te déshabilles
Sans ton maillot
Tu te jettes à l’eau
Et un peu plus tard
Quand il fait noir
J’sors ma guitare
Et on s’fume un pétard
On fait un feu
On est heureux
Et tous en rond
On chante des chansons
Nanananananana…
Esti qu’est belle
J’la trouve plus belle
J’l’ai vu l’autre jour dans sa robe blanche
Esti qu’est bright
Esti qu’est tight
On dirait le sosie d’un ange
L’autre jour le l’ai vu me sourire
Ouin mais c’tais moi qui l’avait fait rire
L’autre jour elle donné m’a donné la main
Oui mais moi elle m’a montré ses seins
Pourquoi tu regardes l’autre
Pourquoi c’est pas juste moé ?
J’m’excuse mais c’est pas de ma faute
Si j’ai un faible pour toé !
Criss que t’es sweet
J’la trouve plus sweet
J’l’ai vu l’autre jour en bikini
Criss qu’est cochonne
Ah ! Criss t’es bonne
J’en connais pas de plus sexy
L’autre jour elle m’a donné un bec
Et moi elle m’a dit que j’étais le plus beau mec
Elle m’a présenté à ses parents
Mais moi j’l’ai sauté sul divant !
Pourquoi tu regardes l’autre
Pourquoi c’est pas juste moé ?
J’m’excuse mais c’est pas de ma faute
Si j’ai un faible pour toé !
Calisse qu’y’est laid
Je l’trouve plus laid
A l’a invité à son chalet
Calisse qu’est qu’ y’a de plus que nous
Un teint bronzé pis des bidous
Regardez nous
On a l’air fou
C’est l’autre fendant qui a un rendez-vous
Viens t’en mon chum j’te paye une broue
Pour oublier qu’ à s’tappe un roux !
Pourquoi tu regardes l’autre
Pourquoi c’est pas juste moé ?
J’m’excuse mais c’est pas de ma faute
Si j’ai un faible pour toé !
How could this happen to me ???
J’étais assis au bar
Je m’étais bu une douzaine de Jack Daniel’s sur glace
Combien ? Douze !
J’étais très saoul
Je me remémorais mon frangin Ghislain
Un homme qui souriait à la vie
Jusqu’à ce jour fatidique
À Miami en 63
Oh ! Ghislain !
T’as garoché ta vie par la fenêtre !
Whohouwohouwo…
Les voisins t’on trouvé un peu cave
Mais c’pas grave !
Oh toi mon brave !
Alors Ghislain était assis sur le quai
À coté de sa belle Marie-Hélène
Y’a r’gardait, y’a contemplait, y’a dévorait du regard
Enfin, bref
Tout allait bien entre Ghislain et Marie-Hélène
Jusqu’au jour où est arrivé le beau et charmant Karl !
Le beau Karl !
Le charmant Karl !
Alors y’a r’gardé Maie-Hélène et y’a d’mandé…
Marie-Hélène
Veux tu m’accompagner à mon bal ?
Whohouwohouwo…
A y’a dit non pis à y’a cacher dans face !
Mais c’pas grave !
C’est juste d’la bave !
Suite à ce douloureux refus
Ghislain sombra dans de dépendances infâmes
Tel le sexe, la drogue et la salsa !
Il rencontra son guide spirituel
Chippy Lakota !
Lakota !
Oh Lakota!
Oh Chippy Lakota
T’étais rien qu’un criss de charlatant!
Whohouwohouwo !
T’as crossé Ghislain de cent mille piastres !
Mais c’pas grave !
C'est juste du cash !
Après une soirée bien arrosée
Ghislain rentrait chez lui
Son ventre criait famine
Il se rua vers le réfrigérateur
Et là, coup de théâtre !
Y’a plus de fromage !
Y’a vue toute sa vie s’effondrer devant lui !
Là c’est grave !
Y’a plus de fromage !
Oh Ghislain !
T’as garoché ta vie par la fenêtre !
Whohouwhohouwho !
Les voisins t’ont trouvé un peu cave !
Mais y’ont raison !
Ostie que t’es con !
Oh Ghislain !
Les journées fondent
Comme du beurre au soleil
Et les gens chantent
En bouchant leurs oreilles
Le laitier pleure
Sur sa pudeur
Et moi je ris
J’ai mangé son mari
Hello i’m a spoon
Don’t fuck with me
I’m not slave
I have my own personality
La vie est belle
Mais elle est cruelle
Pourquoi s’en faire
On est déjà en enfer
L’oiseau a fait son nid
Puis il est parti
J’en ai profité
Pour me maquiller
Quand il va revenir
On va se marier
Puis nos enfants
Auront des ailes puis des dents
Hello i’m your brain
Don’t throw me away
I’ll drive you insane
If you love me today
La vie est belle
Mais elle est cruelle
Pourquoi s’en faire
On est déjà en enfer
Aujourd’hui
Mélancolie
L’oiseau est revenu transformé
Aujourd’hui
La fin de ma vie
L’oiseau s’est marié
Avec le laitier
Le laitier pleure
Sur sa pudeur
Et moi je ris
J’ai mangé son mari
La vie est belle
Mais elle est cruelle
Pourquoi s’en faire
On est déjà en enfer
L’eau coulait sur le trottoir
Les flaques d’eau clair comme des miroirs
Des gens sous leurs parapluies
Rentrent avant que ne tombe la nuit
Dans un salon
Tout le monde est planté devant la télévision
Entrain de regarder Julie
Faire la folle à Star Académie
Si tu penses que ça va ben dans le monde
Y’est temps que tu te poses des questions
Prends le temps d’ouvrir les yeux
Et fais ce que tu peux pour que ça aille mieux
Dans son sous-sol l’agent Monnette
Cultive d’la mari en cachette
Et le lendemain en uniforme
Vide les poches de trois quatre bums
Dans un compte de banque en Suisse
Se cache l’argent des commandites
Mais cette pauvre bande de crétins
Ne se souvient plus de rien
Et si tu penses que ça va ben dans le monde
Je te rappelle toute ces bombes
Les batailles et puis les guerres
Qu détruisent peu à peu la terre
Juste avant sa game de hockey
Un p’tit cul s’apprête à s’booster
C’est son qui lui a recomendé
Parce qu’il voulait le voir percer
Dans les rues de Montréal
Un homme fantasme de sexe anal
Se pogne une fillette de onze ans
Et la viole jusqu’au sang
Mais si tu penses que ça va ben dans le monde
Je te rappelle qu’à chaque seconde
Un enfant n’a rien dans son assiette
Et que d’autre en meurent sur la planète
Si tu penses que ça va ben dans le monde
Y’est temps que tu te poses des questions
Prends le temps d’ouvrir les yeux
Et fais ce que tu peux pour que ça aille mieux
Qui fasse noir ou qui fasse clair
Que ce soit l’été ou l’hiver
A travers Montréal et Laval
Y’a un type qui est en cavale
Un minable chauffeur de taxi
Quoi que dans l’fond c’pas une mauvaise vie
Parce que trimbaler du monde chaud
Ça fait de lui un p’tit héros
De toute façon sa job il l’aime
Pis y s’calisse ben de sa bédaine
Pour lui tout ce qu’il y a d’important
C’est d’amener du cash pour ces enfants
Et quand y’a le moral à plat
Y pense à sa belle Monica
Sa femme depuis vingt ans
Et pour encore bien longtemps
Pour bien longtemps
Justement parlant de la belle
Cette femme provoque des étincelles
Partout où elle va les gars se retournent
Devant elle ils ont tous l’air ti-coune
Et ça elle s’en est rendu compte
Elle devenait de plus en plus provoquante
Jusqu’à ce qu’elle se trouve un amant
Qui n’avait pas plus de trente ans
C’est pas qu’elle n’aime pas son mari
C’est juste qu’il ne fournit plus au lit
Elle aime mieux le style hardcore
A celui d’un vieux chauve qui dort
Personne n’aime les vieux chauves qui dorment
Un jeudi soir y’est rentré avant elle
Pour y préparer un souper à chandelle
Mais j’t’e dis qu’y’est resté l’air bête
Quand y vue sa femme les quatre pattes en l’air
Les quatre pattes en l’air
Pauvre taximan t’es un cocu cocu cocu…
T’es un cocu…
Ti-ti-ti-ti-ti-ti-ti-ti-ti...
Ti-ti-ti-ti-ti-ti-ti-ti-ti...
Ti-ti-ti-ti-ti-ti-ti-ti-ti...
Tirebouchons...
Nous sommes les Tirebouchons !
Je suis une charmante tirelire humaine
Remplissez-moi à coup de dix cents
J’ai une petite fente en bas du dos
Petit cochon deviendra gros
Je dépense donc je suis
Tout à un prix rien n’est gratuit
C’est une folle ruée vers l’or
Comme Popeye et ses épinards
Le fric ça me rend plus fort
Je veux que le gazon soit toujours plus vert de mon coté
Le vrai bonheur dans la vie c’est d’être envié
J’ai de l’argent liquide qui me coule dans les veines
Que voulez-vous je suis une tirelire humaine
Dieu bénisse l’occident
Ici il n’y a pas de place pour les perdants
Tu peux toujours gratter ta vie à la loterie
Vendre tes amis pour niveler ton profit
J’ai le sourire perpétuel
Vivre le bonheur artificiel
Un trône pour aller à la selle
Parlez moi pas de la pauvreté
Des petits malheurs de la société
C’est un coup de masse sur ma fierté
Je veux que le gazon soit toujours plus vert de mon coté
Le vrai bonheur dans la vie c’est d’être envié
J’ai de l’argent liquide qui me coule dans les veines
Que voulez-vous je suis une tirelire humaine
Je suis vide et avide
L’argent n’a pas d’odeur
D’autant plus qu’il fait le bonheur
Au nom du capital
Je suis prêt à prendre une balle
Le temps c’est de l’argent
Plus t’en a plus tu vis longtemps
L'eau se jette en bas du ciel
Comme les suicidés de la Tout Eiffel
Les nuages dictateurs
Annoncent leurs couleurs
Le temps gris
Les putains de jours de pluie
Dans nos coeurs imperméables
Nous sommes inatteignables
Car tout ne peut pas toujours aller bien
Allez viens je nous emmène au-dessus de tout ça
Au-dessus des doutes, à l'abri des gouttes...de pluie
Les saisons passent et nous achèvent
À petit feu, le sourire aux lèvres
Mais nous on ne peut pas demander mieux
Le temps qu'on a on en profite
On sait qu'une vie ça passe trop vite
Mais nous on ne peut pas demander mieux
Car tout ne peut pas toujours aller bien
Un autre jour meurt aujourd'hui
Et puis après c'est ça la vie
On ne peut pas toujours être heureux
Les amis partent et puis reviennent
On revit toujours la même rengaine
On ne peut pas toujours être heureux
Car tout ne peut pas toujours aller bien
Je suis moi-même
Et tous les autres
Tu es l’invité
Et moi ton hôte
Bienvenue dans ma tête
Je suis la mort
Qui te joue des tours
Je suis la vie
Et même l’amour
Je suis le noir
Je suis le blanc
Je suis l’ivresse
Qui coule dans ton sang
Je suis la neige
Qui tombe en hiver
Je suis le mal
Qui ronge la terre
Celui-là même
Qui tourne le fer
Dans une plaie
Plus qu’humanitaire
Je suis le parvenu
Qui à tous les jours
Dirige le monde
Du haut de sa tour
Je suis le pauvre
Qui par manque de choix
Remplit son ventre
De toute sa foi
Je suis l’enfant
Qui sommeille en toi
Celui qui confronte les lois
Je suis un vieux
Qui joue un jeux
Qui espère un jour
Mourir heureux
Nous sommes les hommes de demain
Conscients plus que jamais du destin
Nous sommes les voix de la jeunesse
Nous sommes leurs forces et leurs faiblesses
L’avenir en détresse